Lundi 25 mars, sur le stand Livres et
Auteurs du Bassin du Congo, Wilfrid Massamba, directeur de l'espace culturel Basango et co-auteur de l'ouvrage Les Artistes Invisibles, Jean-Paul Wabotai, artiste congolais multifacettes et Jean
Digne, directeur du Musée du Montparnasse, ont présenté leurs livres d’art au cours d’une discussion sur le thème Art et beaux livres animée par Jean-Luc Aka-Évy
Les Artistes invisibles de Wilfrid Massamba et Luca Cosentino, préfacé par Alain Mabanckou, est le fruit du travail d’une année. Une année de ballades à travers Brazzaville et Pointe-Noire pour capturer la multitude de panneaux publicitaires peints sur les façades des salons de coiffure et autres commerces de quartier. Ces peintures, que Wilfrid Massamba qualifie de « véritables œuvres de pur art contemporain », font partie du quotidien des Congolais qui bien souvent n’y prêtent pas attention. L’oubli est réparé avec le livre de photographies Les Artistes invisibles qui présente des œuvres de ces talents méconnus.
Jean-Paul Wabotai, originaire de la République démocratique du Congo, est un artiste complet, à la fois chanteur et plasticien. Son bel ouvrage sur le gospel est une anthologie de portraits de ceux qui ont fait cette musique et qui témoignent du rayonnement du gospel en France. Ce genre musical, porteur d’un message d’amour, a pris son envol en France dans les années 1970-1980. Si désormais de grands concerts de gospel remplissent des salles mythiques telles que le Zénith ou Bercy, les prometteurs de cette musique restent inconnus. L’ouvrage de Jean-Paul Wabotai les met en lumière. L’artiste a lancé un plaidoyer pour la réconciliation entre les Noirs et les Blancs autour de la douloureuse histoire de l’esclavage transatlantique et souhaité que la musique gospel, qui « unit les peuples du monde dans l’amour et dans la joie, puisse trouver sa place en Afrique afin de rapprocher les différents peuples du Congo ». Il a rappelé à l’auditoire que la musique gospel puisait ses racines dans la rumba. Jean-Paul Wabotai a également partagé son projet de grand festival de gospel rassemblant à Brazzaville tous les acteurs de cette musique dans le monde.
La table ronde s’est achevée par un beau moment
musical avec une interprétation en lingala et en anglais d’un classique du gospel, Amazing Grace, par Jean-Paul Wabotai et Céline Cheynut, une chanteuse originaire de Brazzaville,
pionnière de la musique gospel en France.
Rose-Marie Bouboutou
Photos : Le gospel est à l’honneur au stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo lors du Salon du livre 2013 à Paris.
Coup de projecteur sur trois dessinateurs talentueux
d’Afrique Centrale. Christophe Cassiau-Haurie, spécialiste et auteur de nombreux ouvrages sur la BD africaine, les a questionnés sur leur parcours, leur vision de la bande dessinée et leurs
projets futurs.
Al’Mata, abréviation de son nom Alain Mata, est arrivé de RDC en 2002 et vit depuis en France. Il a tout d’abord participé à un album collectif publié chez Albin Michel en 2005 et intitulé « BD Africa, les africains dessinent l’Afrique ». En 2008, son album « Le retour au pays d’Alphonse Madiba dit Daudet » est publié mais n’a pas pu être distribué par l’éditeur. Sa réédition en 2010 dans la collection « L’Harmattan BD » dirigée par Christophe Cassiau-Haurie lui aura permis de trouver son public et d’avoir une vraie visibilité. Al’Mata travaille actuellement sur un projet commun avec son compatriote Barly Baruti, également présent sur cette table ronde.
Adjim Danngar vient, lui, du Tchad et a le statut d’exilé politique depuis 2004. Il était dessinateur de presse au Tchad, et c’est à cause de cette activité qu’il a dû quitter son pays et venir s’installer en France. Il a donné des ateliers BD à N’Djamena et a beaucoup travaillé en association autour du dessin de sensibilisation. Il a participé pour le moment à deux albums collectifs publiés également à L’Harmattan BD « Thembi et Jetje » et « Sommets d’Afrique » et travaille actuellement sur le projet d’un album individuel.
Le doyen de cette table ronde était sans conteste Barly Baruti, le dessinateur le plus prolifique d’Afrique. Il a publié pas moins de trente albums dont la fameuse série des « Mandrill » en collaboration avec Frank Giroud chez Glénat. Barly Baruti était à ses débuts un des seuls représentants de la bd africaine, si tant est qu’il existe une seule et unique bd africaine. Mongo Sisé l’avait précédé, en effectuant un stage au studio Hergé et attisant ainsi la curiosité des Européens pour les dessinateurs africains.
Christophe Cassiau-Haurie demande ensuite aux trois intervenants s’ils considèrent qu’il y a eu un effet « Aya de Yopougon » sur la bande dessinée africaine. Est-ce que le succès fulgurant de la série créée par Marguerite Abouet et Clément Oubrerie a eu un impact sur la perception et la visibilité des bandes dessinées africaines ? Barly Baruti est partagé car il estime que nombre d’entre eux travaillent de la même manière depuis cette publication. Il compare ce projet à celui de Mandrill : Barly Baruti a connu le succès quand il a travaillé avec Frank Giroud, un scénariste français, car celui-ci connaissait bien le milieu de la bande dessinée en France et aussi car il savait ce que le public attendait. Tout comme Aya, Mandrill livre une vision de l’Afrique qui correspond à celle attendue par le public. Il conclue en disant « je ne suis pas le Hergé d’Afrique ! » et tend de plus en plus à livrer une Afrique brute, faite par et pour les africains.
Christophe Cassiau-Haurie se demande enfin si la reconnaissance doit forcément passer par l’Europe. En effet, les trois dessinateurs présents vivent tous en Europe, deux en France et un en Belgique. Ils regrettent de ne pouvoir être lus chez eux, mais les difficultés sont nombreuses, notamment politiques. Le dessin est surtout utilisé dans leurs pays respectifs pour glorifier le pouvoir, par exemple « Il était une fois Mobutu » a été la bande dessinée la plus diffusée en RDC. Ils essaient cependant de garder un lien avec leur pays, Al’Mata participe régulièrement à des publications locales, comme dans la revue Kin Label et Barly Baruti a un espace culturel sur place dont le but est le transfert de compétences : il veut rencontrer et former la relève.
Pauline Pétesch
Photo : Adjim Danngar, Barly Baruti, Christophe Cassiau-Haurie & Al'Mata
Autour de l’ouvrage
Du Congo au Danube, anthologie bilingue français-roumain/recueil de poésie du Congo et de la Roumanie, Éd. ARC-Dagan, Congolais et Roumains ont célébré par une langue commune la
multipolarité du Salon du livre international de Paris
Tandis que des intellectuels roumains, comme Mircea Cartarescu, Gabriel Liiceanu ou Andrei Plesu, boycottaient le Salon du livre de Paris, l’auteur de l’anthologie Du congo au Danube, Marilena Lica-Masala, et ses amis, tous Roumains, ont pris place à la fête culturelle littéraire de Paris, au stand Livres et Auteurs du bassin du Congo, le dimanche 24 mars, « fruit d’une énergie fraternelle construite au fur et à mesure sur la base d’échanges entre poètes », précise Huppert Malanda, modérateur des débats.
Regroupés autour d’une même table ronde, les poètes congolais Jean-Blaise Bilombo-Samba, Sauve-Gérard Ngoma-Malanda, Huppert Malanda, et ceux de la Roumanie, Micaela Ghitescu, Marius Chelaru, Marilena Lica-Masala ont honoré la célébration des lettres roumaines du trente-troisième Salon du livre international de Paris. « Avec la Roumanie, nous avons en partage le même rêve communiste des lendemains radieux… », explique Jean-Blaise Bilombo-Samba.
Après que ce rêve a été accompli, il est néanmoins demeuré une frustration, « celle du manque de liberté, précise Micaela Ghitescu. Durant cette période, traduire un texte à la disposition des lecteurs roumains en évitant les écueils de la censure nous procurait la sensation d’une grande victoire… Un voyage vers d’autres cieux. »
Un voyage vers le Congo, où une partie de l’intelligentsia a étudié dans les universités roumaines. Avec la musicalité de la langue roumaine, Marius Chelaru a expliqué comment ont été sélectionnés les poètes roumains des deux anthologies bilingues. « Toutes les minorités en Roumanie sont représentées… », précise-t-il.
À propos de la sélection des
poètes congolais, Sauve-Gérard Ngoma-Malanda a rappelé que le poète Léopold-Congo Mbemba, figurant dans les deux tomes de l’anthologie, venait malheureusement de nous quitter. Mais l’évocation du
fleuve est signe de laver la mémoire pour garder que l’essentiel : l’œuvre poétique.
Que coulent les eaux du Congo au Danube jusqu’à l’embouchure des valeurs de fraternité, de dignité entre le Congo et la Roumanie. Une coulée poétique au débit mixé qui coule entre les deux fleuves vers une fraternité en action.
Marie-Alfred Ngoma
Photo 1 : La table ronde autour des poètes congolais et roumains.
Photo 2 : Photo de famille après la table ronde entre Congolais et Roumains.
Lors de cette
table ronde, le ministre de la Culture et des arts du Congo, Jean-Claude Gakosso, le ministre de la Culture du Sénégal, Abdoul Aziz Mbaye, ainsi qu’Henri N’Koumo, directeur du Livre et de la
Promotion de la lecture en Côte d’Ivoire, ont rendu hommage aux écrivains africains porteurs de valeurs de paix, de connaissance et d’espoir
Un clin d’œil a été fait à ces femmes écrivains qui ouvrent une nouvelle ère à l’écriture francophone africaine
Ces femmes ont été mises à l’honneur cette année, car elles sont des ambassadrices de l’Afrique, elles décrivent si bien les réalités du continent africain. Au Congo, le grand prix des Arts et des Lettres a été décerné à Marie-Françoise Ibovi, auteur de Rues des histoires.
Le livre reste au centre des préoccupations majeures du ministère de la Culture
En effet, l’existence du livre en Afrique est un combat long et difficile, les ministères de la Culture des pays présents à cette table ronde mettent tout en œuvre (malgré les difficultés dues aux problèmes de budget) afin de persuader les populations de l’importance de la lecture et de la formation, car la culture est le levier du développement. « On ne peut pas prétendre à l’émergence sans la formation », a souligné le ministre Gakosso.
C’est pourquoi le programme du ministre de la Culture et des arts prévoit la construction de la maison de la culture ainsi que des bibliothèques à Brazzaville. L’appel d’offres a été lancé au ministère des Grands Travaux, et l’emplacement de la maison de la culture se trouverait au bord du fleuve Congo.
En ce qui concerne les bibliothèques, le ministre a annoncé la construction d’une bibliothèque nationale en lisière du parc zoologique. Le Congo vient de recevoir des subventions de la part de la Chine afin de bâtir une grande bibliothèque universitaire à proximité du rectorat.
Selon Henri N’Koumo, directeur du Livre et de la Promotion de la lecture, il faudrait donner au livre la place qui lui revient à l’école. En réhabilitant les bibliothèques dans les écoles, il serait facile de mettre en place des structures afin de plonger les enfants dans l’univers de la lecture très tôt.
Par ailleurs, le
continent africain compte plusieurs écrivains majeurs. Mais leurs œuvres sont souvent publiées à l’étranger. Avec 1,4% de la production éditoriale mondiale pour 14% de la population, le secteur
du livre peine à prendre son essor. « Nous y arrivons petit à petit, a répondu le ministre de la Culture et des arts. Il y a peu de temps, nos livres ne s’éditaient qu’en Europe
mais aujourd’hui, beaucoup de maisons d’édition naissent en Afrique. Au Congo, nous encourageons les maisons d’édition comme Hémar qui éditent les jeunes écrivains ainsi que les
officiels. »
L’Afrique va-t-elle opter pour le livre numérique ?
Le développement du livre dans la politique culturelle des pays africains est un facteur primordial, a assuré le ministre de la Culture du Sénégal, Abdoul Aziz Mbaye. Selon lui, l’Afrique ne doit pas toujours être en retard sur toutes les questions concernant le livre numérique. Les livres physiques et numériques doivent cohabiter.
Après cette table ronde riche, on comprend que le livre reste l’outil essentiel de l’acquisition des connaissances en Afrique. Il répond aux objectifs propres, à savoir l’édification des sociétés, la promotion de la connaissance ainsi que l’aide à la création.
Vanessa Ng
Photos : Le ministre Jean-Claude Gakosso
Le lundi 25 mars, la remise du prix Hessel, organisée par
RFI et l’Alliance francophone, s’est déroulée sur le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo du Salon du livre de Paris, sous le haut patronage du ministre de la Culture et
des arts congolais, Jean-Claude Gakosso
Pour cette édition, environ 900 poèmes et 78 nouvelles ont été reçus sur le site concours.afclubrfi@rfi.fr. Après plusieurs sélections, le jury a présélectionné seize auteurs, huit dans la catégorie poésie et huit dans la catégorie nouvelles.
Après une suite d’éliminations, les finalistes sélectionnés sont : Un accueil chaleureux, de Bernard Bamogo ; Mardi 20 mai, de Pierre Boizette dans la catégorie nouvelles ; et Moïse Gédéons Kamuaguen Moafo, Leslie-Grace Titus dans la catégorie poésie.
Le prix Hessel 2013 a été décerné à Bernard Bamogo du Burkina Faso, dans la catégorie nouvelles, et Moïse Gédéons Kamguen du Cameroun, dans la catégorie poésie. Le concours est doté d’un prix d’une valeur globale de 2 500 euros, 1 250 euros pour la poésie et 1 250 euros pour la nouvelle.
Le prix Hessel est un concours littéraire réservé aux francophones du monde entier, âgés de 15 à 25 ans. Pour participer, il suffit d’envoyer dix poèmes ou une nouvelle en français (inédits). La nouvelle doit tenir sur dix feuillets A4 en Arial 12, soit environ 20 000 signes. Les candidats ne peuvent concourir que dans une seule catégorie, poésie ou nouvelle, sous peine d’annulation. Les textes sont soumis à un comité de sélection puis à un jury composé de Mmes Vénus Khoury-Ghata (prix Goncourt 2011 de poésie), Vicky Sommet, Myriam Antaki, Béatrice Comte, Michèle Barbier, et MM. Jean Guion, Éric Amiens, James Noël, Sayouba Traoré, Laurent Sadoux, Yvan Amar, Sébastien Bonijol, Franck Salin et Patrick Jaquin qui ont déterminé les lauréats 2013.
Les lauréats deviennent « Prix international de la jeune écriture francophone, Club RFI-Alliance Francophone » de l’année en cours. Ils peuvent user de cette mention pour toute démarche utile à leurs intérêts.
Le concours Hessel a été créé par Stéphane Hessel, ancien résistant et diplomate français, auteur du livre Indignez-vous ! Il est mort dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 février à l’âge de 95 ans. Né en 1917 à Berlin (Allemagne), en pleine Première Guerre mondiale, Stéphane Hessel est notamment connu pour ses prises de position concernant les droits de l’homme, le droit d’asile et l’accueil des migrants. Il a successivement été résistant, déporté, diplomate, défendant toujours la cause des plus démunis.
Vanessa Ng
Photos : Remise du prix
Sur le stand Livres et Auteurs du Bassin du Congo, la rencontre modérée par Marie-Paule Huet a permis à Kidi Berbey, animatrice d’émissions de radio ; Joëlle
Esso, chanteuse et dessinatrice ; et Saliou Bah, bibliothécaire au Centre culturel franco-guinéen à Conakry, de s’exprimer sur leur passion des lettres et des illustrations pour la jeunesse
africaine.
Répondant aux questions posées par la modératrice, Kidi Berbey a parlé de l’envie de lecture chez les 8-12 ans et dit qu’écrire pour cette tranche d’âge était pour elle une forme de liberté et de rêverie.
Joëlle Esso affirme que « quand on est enfant, ce que nous lisons nous construit ». Elle a profité de la nouvelle collection, « Les nouveaux héros », initiée aux Éditions Dagan pour faire des portraits de héros qui méritent d’être connus du public. C’est ainsi qu’est née l’œuvre autobiographique Samuel Eto’o fils (Dagan, Paris 2013), « pour que les enfants anglais, français, japonais […] puissent s’évader dans des histoires africaines ».
Saliou Bah pense qu’écrire des romans d’aventures pour les enfants est une manière de promouvoir la culture de l’apprentissage en incitant la jeunesse à la lecture. « Je travaille sur des personnages vrais, car dans la réalité il y a des choses intéressantes », a-t-il affirmé.
Lambert Issaka
Photos : Les participants à la table ronde littérature jeunesse africaine.
Jérôme
Ollandet, ambassadeur itinérant du Congo dans les Grands Lacs ; Christiane Desouches, politologue ; Anne-Marie Cordelle, présidente du cercle Richelieu-Senghor ; et Sandra
Coulibaly-Leroy, directrice de la diversité culturelle à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont brillamment animé cette table ronde sous la médiation du journaliste Yvan
Amar.
Pour Jérôme Ollandet, la francophonie est un sentiment de solitude, notamment dans les conférences internationales, et pour les jeunes générations il s’agit de relever le génie qui consiste à développer le plurilinguisme, y compris les dialectes. La francophonie reste cependant un élément fédérateur, où chacun parle son français. Il y voit un mariage entre les différents dialectes appelés à s’exprimer par le français, pas celui de la Sorbonne, mais tous les français, « congolisé, sénégalisé », etc., ne trouvant aucune incompatibilité entre les deux français. Il se réjouit de la francophonie descendante et ascendante qui enrichit la langue française et la rend plus vivante.
Sandra Coulibaly-Leroy a rappelé les origines de la Francophonie, devenue une communauté de valeurs, et le français une langue partagée qui a besoin d’être maintenue, enrichie par les générations futures, l’adoption à Kinshasa (RD-Congo) d’une stratégie numérique, et la place de la société civile au sein de l’espace commun. Elle souhaite que l’on reste attentif à sa vivacité et au devoir de solidarité.
Christine Desouches a reconnu l’existence de défis à relever avec cette langue de commodité, à la fois universelle et unitaire. Elle appelle à accepter l’unité dans la diversité et regrette que la Francophonie ne soit pas une instance de proximité, qu’il faut apprendre à gérer. Elle est revenue sur la déclaration de Bamako (Mali), un instrument normatif qui associe les acteurs de la société civile qui aspire à la démocratie, à la gouvernance, à la liberté, etc. Elle a insisté sur les réseaux professionnels francophones, une catégorie depuis le sommet de Montreux, et a rappelé que les jeunes faisaient de plus en plus l’objet de programmes, par exemple la mise en place du parlement des jeunes ou la création d’un réseau de volontaires.
Anne-Marie Cordelle a, quant à elle, rappelé la naissance de la Francophonie institutionnelle à Niamey (Niger) et a reconnu en la société civile une force de propositions, l’existence d’une complémentarité entre les deux structures et une mutualisation de réflexion, sans hiérarchisation de réseaux, ce qui permet, d’après elle, de mutualiser également les compétences et d’être en alerte sur toutes les problématiques. On se réjouit de la montée des vecteurs économiques et juridiques et du rôle de la jeunesse et de la société civile dans la future Francophonie.
Noël Ndong
Photo : Les participants à la table ronde Géopolitique africaine-OIF.
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